Déficience visuelle

D’après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), près de 285 millions de personnes présentent une déficience visuelle dans le monde, 39 millions d’entre elles sont aveugles et 246 millions présentent une baisse de l’acuité visuelle

L’OMS définit cinq catégories de déficiences visuelles (cf. tableau ci-dessous). Ces catégories sont définies en fonction de l’acuité et du champ visuel, ses deux fonctions permettent respectivement la vision des détails de notre espace environnant et la perception du sens spatial, essentiel pour les déplacements. Cette définition ne prend toutefois pas en compte d’autres aspects de la fonction visuelle tels que la vision des reliefs ou des contrastes.

Tableau déficience visuelle

En France, l’enquête H.I.D. (Handicap-Incapacité-Dépendance) réalisée en 2005 par l’ORS Pays de la Loire, évalue à              1 700000 le nombre de personnes déficientes visuelles (soit 2.9% de la population)

Parmi ces déficients visuels :

  • 207 000 seraient aveugles ou malvoyants profonds, c’est-à-dire aveugles ou ayant une vision résiduelle limité à la distinction de silhouettes, parmi lesquels 61000 aveugles complets.
  • 932 000 seraient malvoyants moyens avec une incapacité visuelle sévère en vision de loin (beaucoup de difficultés ou incapacités à reconnaître un visage à 4m) ou en vision de près (beaucoup de difficultés ou incapacité à lire, écrire ou dessiner).
  • Un peu plus de 560000 déficients visuels seraient malvoyants légers, sans incapacité visuelle sévère déclarée en vision de loin ou de près.

Le terme de basse vision est aujourd’hui largement utilisé pour désigner les diverses catégories et formes de malvoyance relatives aux altérations d’acuité et de champ visuel.

Un problème de santé publique qui augmente avec l’avancée en âge des personnes

La prévalence des déficiences visuelles augmente fortement avec l’âge et particulièrement à partir de 60 ans (prévalence de 5,9 % chez les personnes entre 70 et 79 ans, 14,10% entre 80 et 89 ans, 23,1 % entre 90 et 99 ans)

 

Les conséquences de la malvoyance

Etre malvoyant

  • c’est supporter une vision fluctuante et qui nécessite des efforts de concentration importants
  • c’est devoir gérer une vision déformée, décalée, très partielle, parcellaire…

Les déficiences visuelles ont un impact sur la qualité de vie et l’autonomie dans la vie quotidienne et touchent particulièrement les taches complexes telles que les activités de mobilité et de déplacements (se déplacer, conduire, prendre les transports en commun…), les tâches ménagères et les taches de gestion (lire, écrire, effectuer des achats, remplir un formulaire…)

Les personnes concernées par ces déficiences visuelles, vont être insécurisées pour la réalisation de certaines activités, vont parfois renoncer à en mener certaines mobilisatrices d’une trop grande énergie et concentration ou trop angoissantes, et finalement avoir une moins grande activité et vie sociale.

Cela peut les amener progressivement vers une forme de repli ou vers la dépression.

 

Les causes de la malvoyance

Les déficiences sensorielles peuvent être liées :

  • à des maladies de l’œil, des lésions au niveau des voies optiques (rétinite pigmentaire, DMLA, glaucome, déficits neurovisuels …)
  • à des complications de maladies générales (rétinopathie diabétique, conséquences d’un traumatisme crânien ou Accident Vasculaire Cérébral …)
  • des anomalies des mouvements des yeux (nystagmus..)